La Journée africaine des mers et des océans célébrée : débloquer le potentiel économique des écosystèmes marins et côtiers

L’Afrique a célébré ce 25 juillet dans l’indifférence totale, la journée africaine des mers et des océans. Soyons réalistes, il n’y a rien à célébrer. Les océans et les mers d’Afrique traversent en ce moment une très grave crise marquée par l’érosion côtière, l’acidification des océans, la prolifération des espèces envahissantes, la pollution d’origine tellurique, la pollution due aux déversements d’hydrocarbures, l’élévation du niveau de la mer, etc. Le drame dans tout cela c’est que la situation s’aggrave de jours en jours dans les 38 (sur 52) pays côtiers du continent. Ceci est d’autant plus affligeant car les écosystèmes marins et côtiers du continent regorgent d’un véritable potentiel économique qui ne reste qu’à être débloqué….comme c’est le cas dans les autres régions du monde. Non, vraiment, il n’y a rien à célébrer !

De nombreuses opportunités économiques en déclin

Un Communiqué de la Banque Mondiale est sans appel « La croissance démographique sur le littoral, la surpêche et la dégradation de la biodiversité des écosystèmes marins et côtiers sont autant de sujets qui préoccupent les gouvernements africains. Tous ces problèmes dégradent les côtes et les océans, réduisent les sources de subsistance pour les populations et aggravent la pauvreté. Cinq cent mille personnes sont touchées chaque année par les inondations côtières en Afrique de l’Ouest. Au Togo, par exemple, le coût de l’érosion et de la dégradation côtière, et le déclin des opportunités économiques qui en résulte représentaient environ 3 % de son PIB, soit 296 millions de dollars, en 2013. »

Pourtant, la promotion de l’économie bleue devrait être une préoccupation majeure

En effet, en s’inspirant de la nature, l’économie bleue* devrait représenter une alternative de développement économique et industriel aux pays africains. En d’autres termes, l’une des principales questions que pose ce modèle, c’est « comment valoriser nos richesses maritimes » ?

Il faut agir, et vite !

En Ethiopie, les Chefs d’Etats ont adopté la Stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050 (Stratégie AIM2050) pour mettre un accent sur le développement de  l’économie bleue. En attendant, l’on enregistre une perte annuelle de près de 42 milliards de dollars pour le continent africain,  par an, en raison des gaspillages ou des détournements des ressources maritimes.

Sié Palé à Doropo

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